L'ancien vice-président syrien vient compliquer le paysage de l'opposition syrienne. Recevant dans son luxueux hôtel particulier de l'avenue Foch, gardé par deux policiers en gilets pare-balles, Abdel Halim Khaddam, 73 ans, lance une OPA sur l'opposition à Bachar el-Assad , tout en refusant tout poste pour lui-même. Sortant de la réserve observée depuis son installation en France en 2005, l'ex-deuxième personnage de l'État se pose en rassembleur: «J'appelle tout le monde à rejoindre notre comité, pour unifier l'opposition et créer une atmosphère propice à une transition la plus paisible possible.»
Abdel Halim Khaddam doit annoncer aujourd'hui la création du Comité national de soutien à la révolution syrienne (CNSRS) dont les 60 membres, issus pour la plupart de la société civile, souvent expatriés, étaient réunis ce week-end à Paris dans un grand hôtel des Champs-Élysées. Ce comité se pose en rival direct du Conseil national syrien, (CNS) fondé le 1er octobre à Istanbul, et qui réunit diverses tendances de l'opposition. Ce que nie Abdelhalim Khaddam. «Ils ne sont pas représentatifs. Le CNS, c'est les Frères musulmans et quelques indépendants», accuse-t-il.